L'EXECUTION du contrat

  Période d'essai

(Art. L. 124-4-1)
La durée de la période d'essai ne peut excéder :

  deux jours travaillés si le contrat est conclu pour une durée inférieure ou égale à un mois,

  trois jours si le contrat est conclu pour une durée incluse entre un et deux mois,

  cinq jours au delà.

 
 

Lorsqu'un contrat est conclu sans terme précis, la période d'essai doit être calculée sur la durée minimale fixée au contrat.




  Conditions de travail de l'intérimaire

Le salarié sous contrat de travail temporaire est dans une situation comparable à celle des salariés permanents de l'entreprise utilisatrice.
Le salarié temporaire n'est pas juridiquement lié à l'entreprise utilisatrice.

Cependant celle-ci est responsable des conditions d'exécution de son travail.

Ainsi le salarié temporaire relève de l'ensemble des mesures applicables sur le lieu de travail, fixées par l'entreprise utilisatrice pour ce qui concerne l'exécution du travail.

 

 

 

 

  Accès aux équipements collectifs

Dans l'entreprise utilisatrice, les intérimaires ont accès, dans les mêmes conditions que les salariés permanents, aux moyens de transports et installations collectives, notamment de restauration, dont peuvent bénéficier ces salariés.

  Médecine du travail

Les obligations relatives à la médecine du travail sont à la charge de l'entreprise de travail temporaire.
Cependant, lorsque l'activité exercée par le salarié intérimaire nécessite une surveillance médicale spéciale en raison du poste qu'il occupe, les obligations correspondantes sont à la charge de l'entreprise utilisatrice.



  Rémunération des intérimaires

  Salaire et accessoires

La rémunération que perçoit un salarié sous contrat de travail temporaire ne peut être inférieure à celle que percevrait dans l'entreprise utilisatrice après période d'essai un salarié de qualification équivalente occupant le même poste de travail (C. trav. Art. L.124-4-2).

Le contrat de mise à disposition doit impérativement indiquer le montant de la rémunération avec ses différentes composantes, y compris le cas échéant, les primes et accessoires de salaire.

  Égalité de rémunération

La rémunération comprend : le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum et tous les avantages et accessoires payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature par l'employeur au salarié en raison de l'emploi de ce dernier (C. trav. Art. L.140-2). Toutefois les éléments de rémunération liés à l'ancienneté ne sont pris en compte que dans le cas où l'intérimaire réunit les conditions d'ancienneté requises.

  Jours fériés et ponts

 Jours fériés :

Si les salariés de l'entreprise utilisatrice bénéficient de jours fériés, les salariés intérimaires en bénéficient également, et cela indépendamment de leur ancienneté (C. trav., art. L.124-4-2, al. 2).

 Ponts :

Si pendant une mission, l'entreprise utilisatrice accorde à ses salariés un pont rémunéré non récupérable, l'intérimaire en bénéficie dans les mêmes conditions.

  Indemnité de congés payés

Pour chaque mission, le salarié intérimaire a droit à une indemnité de congés payés égale à 10% de la totalité des sommes qui lui sont dues dans le cadre de sa mission (C. trav., art. L.124-4-3).

 

 

 

 

  Indemnité de nourriture et de déplacement

L'employeur peut attribuer aux salariés des indemnités forfaitaires correspondant aux frais réellement supportés. Sauf preuve de la réalité de ces dépenses par pièces justificatives, les sommes versées ne sont exclues de l'assiette des cotisations de Sécurité sociale que jusqu'à un montant fixé forfaitairement par l'Acoss chaque année au 1er janvier.

  Indemnité de repos compensateur

Lorsque le seuil requis pour ouvrir droit à un repos compensateur n'est pas atteint par le salarié intérimaire, du fait de la brièveté de sa mission, celui-ci bénéficie d'une indemnité compensatrice correspondant aux droits acquis.

  Indemnité de fin de mission (IFM)

Lorsque sa mission n'est pas immédiatement d'un contrat de travail à durée indéterminée avec l'entreprise utilisatrice, le salarié a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité dite de fin de mission, destinée à compenser la précarité de sa situation (C. travail., art. L. 124-4-4).

Son taux est fixé à 10% du montant de la rémunération totale brute due au salarié pendant la durée de son contrat.

L'IFM n'est pas due dans les cas suivants :

  signature immédiate à l'issue de la mission d'un contrat à durée indéterminée avec l'entreprise utilisatrice,

  contrat de mission - formation,

  contrat rompu à l'initiative du salarié avant la date du terme, renouvellement compris (contrat à terme précis) ou avant la réalisation de son objet (contrat à durée minimale)

  contrat rompu pour faute grave du salarié ou force majeure,

  refus par le salarié de l'aménagement du terme de son contrat dans la mesure où cette clause de possibilité d'aménagement figure au contrat.



  Sécurité

Tout intérimaire a droit à une formation en matière de sécurité dans les mêmes conditions que les salariés permanents de l'entreprise.

S'il est affecté à un poste de travail inscrit sur la liste des postes présentant des risques particuliers, il doit recevoir une formation renforcée à la sécurité et bénéficier d'une information et d'un accueil adaptés (art L.231-3-1 du Code du travail).

 

 

 

 

 

  Liste des postes nécessitant une formation renforcée à la sécurité

L'entreprise utilisatrice doit établir la liste des postes de travail présentant des risques particuliers pour la santé et la sécurité des salariés sous contrat de travail temporaire compte tenu de la spécificité de leur contrat de travail, après avis CHSCT. Le cas échéant un état " néant " peut être établi selon ces mêmes modalités.

  Equipements de protection individuelle

L'entreprise utilisatrice doit indiquer la nature des équipements de protection individuelle que le salarié sous contrat de travail temporaire doit utiliser, compte tenu des caractéristiques du poste de travail auquel il est affecté. Le contrat de mise à disposition mentionne ces indications.



  Accident de travail

Dans les 24 heures suivant la connaissance de l'accident, l'entreprise utilisatrice doit informer par lettre recommandée l'entreprise de travail temporaire, l'inspecteur du travail et le service de prévention de la CRAM (Code de la SS, Art. R.412-1).

 

 

 



  Formation des intérimaires

La formation des intérimaires est financée par le Fonds d'assurance formation du travail temporaire (FAF-TT).

 

 

 

 

Son domaine d'intervention inclut :

  Le plan de formation de l'entreprise : Il collecte et gère les fonds destinés à la formation des salariés temporaires des entreprises de travail temporaire,

  L'insertion en alternance : Il collecte et gère les fonds destinés à la formation en alternance des jeunes salariés intérimaires,

  Les congés individuels de formation,

  Les congés de bilan de compétence.